Comment le digital fait évoluer le marché du porno

lovevibes

Quand on sait que le mot le plus tapé sur Google est “sexe”, on n’est pas étonné de voir que le porno se répand et se démocratise. Regarder du contenu pornographique n’est plus tabou. Mais cette banalisation et cette production de masse de contenus toujours plus hard n’a pas que des vertus.

L’industrie du film X mise à mal

Internet et les “tubes”, ces sites qui diffusent du contenu pornographique en streaming , ont rendu le X facilement accessible. L’ampleur du marché que représentent les amateurs de films pour adultes a conduit à des dérives. En effet, pour amasser toujours plus d’argent, les diffuseurs courent après toujours plus de contenu.

Du contenu plus osé, plus hard, moins éthique. Les acteurs et actrices du X ont vu leur cachet diminuer aussi vite que le nombre de sollicitations, en conduisant certaines à flirter avec la prostitution pour maintenir leurs revenus.

Une réaction à contre-courant

Ces excès ont évidemment entraîné une réaction. À contre-courant de ces productions low cost et peu éthiques, un nouveau genre de porno est apparu. Un porno où les femmes ne sont plus de vulgaires objets à qui l’on peut imposer n’importe quelle pratique sans qu’elles puissent broncher, où les scénarios sont un peu moins insipides, un peu plus étoffés et où on fait la part belle aux sentiments.

C’est par exemple le cas de Sarah De Vicomte, qui réalise des films pornographiques lesbiens qui ont pour but de briser les clichés sur les amours saphiques. Si ces films, contrairement à ceux diffusés sur les tubes, sont payants, c’est parce qu’ils garantissent qu’ils ont été tournés dans le respect des acteurs autant que des spectateurs. Une sorte de porno bio, pourrait-on dire.

Les objets connectés à la rescousse

Et oui, comme pour le footing ou la marche à pied, les objets connectés viennent à la rescousse et permettent, entre autres, de mesurer ses performances sexuelles. Mais, loin de vouloir mettre la pression sur leurs utilisateurs, ces objets ont pour vocation de pimenter leur sexualité. C’est le cas de ces sextoys connectés qui se placent dans les sous-vêtements et se déclenchent à distance grâce à une application. Pratique pour donner un peu de relief à une relation longue distance.

Les objets sexuels, comme le coffret de plug anal boule en silicone transparent, le faux vagin ou les boules de geisha, qu’ils soient connectés ou non, sont aujourd’hui largement présents dans le domaine du cinéma pornographique, permettant même aux amateurs de corser leurs ébats pour ensuite les diffuser sur la toile. Un cinéma amateur réaliste de plus en plus prisé par les consommateurs qui, lassé des corps trop parfaits, préfèrent voir des hommes et des femmes qu’ils pourraient croiser dans la rue, auxquels ils peuvent s’identifier.

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